Un Noël chez Jean Cocteau

Poète, dramaturge, cinéaste, dessinateur, peu de domaines ont échappé au démiurge Jean Cocteau. Il est logique que celui qui, à la manière d’un Oscar Wilde, a fait de sa vie une œuvre d’art, ait imprégné si fortement de son univers les maisons qu’il a habitées.

La maison de Milly-la-Forêt, ou la Villa Santo Sospir de Saint-JeanCap-Ferrat, dont les murs lui ont servi de pages blanches, sont de véritables œuvres tri-dimensionnelles d’une richesse de détails incroyables à faire vibrer les plus blasées des déco-queens.

S’inspirant de photos d’époques, Blitz vous propose une sélection de tableaux, affiches, coussins, céramiques, qui, réunies ensemble créent la pièce supplémentaire et fantasmée de ces maisons-musées. Artiste invités : Myriam Persoud, Romuald&PJ, Mathieu Iquel, Nicolas Pegon, Olivier Auguste.

Blitz expose BLITZ de Nicolas Pegon

Après la réalité augmentée de B00K, la galerie Blitz accueille la réalité fragmentée et recomposée de Nicolas Pegon. Toutes les matières de la création semblent être réunies dans la galerie Blitz ( 45 dessins ) pour une leçon de choses fiévreuse et tourmentée.
Fleurs, sourires, métaux, muqueuses, poils, minéraux,…s’organisent entre eux pour former un maelstrom de matières étourdissant.
Vin rouge et blanc à gogo pour se remettre de cette expérience artistique hors du commun.

CABINET D’EXTRAVAGANCES
-Nicolas Savignat-
Les images, les représentations, les affiliations se télescopent dans le travail de Nicolas Pegon. Ses dessins s’élaborent dans une logique subconsciente, en inductions massives. Ils s’inscrivent dans une sublimation hétérogène, en marge d’un iconique. Une émotion non orthodoxe où les dégradés lumineux exaltent un sentiment indicible, à la fois volcanique et diffus. Un collage d’éléments suffisants, de motifs hétéroclites se chevauchant dans leurs altérations réciproques, leurs autarciques préciosités, leurs déficiences lacunaires.
Jeu de l’esprit à la sensualité brute, à la figuration mimétique, à la facture scrupuleuse. Une intention artificielle d’imiter un réel, réalité intérieure du sujet : impartiale, corruptible _ analogique.

Ici le sacré, le profane sont à égalité. Les pôles d’attraction sont azimutés vers un ailleurs relatif, des songes pluriels. De bric et de broc, exaltation de machineries savantes : inventives, fantasques. Baroques et Dada à profusion ! Une éloge de la substance, une apologie de la matière en autant de fétiches divinatoires, d’amulettes prophétiques : oxymores passionnés, proliférations flamboyantes, projections ritualisées…
L’exercice de cette jubilation nous transporte dans un onirisme enivrant, une réalité où la fiction est omniprésente. Une imagerie véhiculant un esprit libertaire, débarrassée d’une trame linéaire _ commensurable.

Vision d’un occulte, vertige imminent ses dessins intègrent un grand nombre d’impressions furtives issues d’expériences collectives, de propositions contractuelles. L’obscène, l’hérétique côtoient l’érotisme, le lyrisme à l’égal d’une insurrection poétique. Aussi les clefs de lecture de ses oeuvres se situent dans des déplacements sémantiques, des valeurs ajoutées en ébullition. Une virtuosité au service de l’humour, de la pétulance, des vanités amalgamées _ fusionnées… Comme autant de songes versatiles à la précision aboutie et paradoxalement à l’identité embryonnaire, impertinente dans sa saveur obsédante.
Des visions comme des élévations mégalithiques, des autels panthéistes, des anamorphoses, des métaallégories…

Un plaisir analytique, une emprise délectable des sens où l’intellectuel est aisé. L’Éros, le Thanatos, le trauma d’une psyché se régénèrent variablement dans un coït des plus vertueux _ digne.
Une cérémonie extravagante, des curiosités grotesques au gré des illusions et des caprices. Cycle des mues à la découverte de nouveaux continents peuplant le monde, en interprétations renouvelables… Autant d’approches masquant, travestissant la vie. Grilles de lecture ambivalentes, d’un devenir à actualiser indéfiniment.

À l’heure des déclarations publiques, des revendications systématiques autant pousser la porte des acteurs de l’alternatif, des rapports minoritaires. S’intéresser à l’hirsute, au rebut, à la combustion, à l’insolite, aux à-côtés ou encore à la concupiscence… La vie un mirage, l’art un extraordinaire mensonge. Magnétique. Subversif. Perpétuellement à nourrir, à enfreindre… Puis à sacrifier, à adorer ! Sans idolâtrie.

-Nicolas Savignat-

« Love Paradise » by BOOK

Une parade de dauphins roses fait le show façon
Esther Williams, la pâte Slime pénètre langoureusement les moellons, les panneaux de baskets deviennent des totems
cabalistiques,…
Quel plaisir de commencer la saison artistique de Blitz 2016/17 avec la réalité augmentée et joyeuse de l’artiste BOOK.
Moitié du duo Ready Made France ( dont la magnifique
forêt de bouleaux est à admirer à l’année chez Blitz ),
BOOK présente peintures king size et mini-sculptures comme autant de portails ouverts sur une autre dimension. Enter the LOVE PARADISE.
Retrouvons nous jeudi 8 septembre pour un vernissage de rentrée avec distribution gratuite de ̶ ̶L̶S̶D̶-̶ vin rouge.
www.adrienbertrandbook.com

 

Allons faire goûter du Chivas à Poutine – Steven Mazzola

VERNISSAGE JEUDI 4 FÉVRIER

Le vent froid de la Bora mélangé aux vapeurs brûlantes de vodka de contrebande souffle sur la Galerie Blitz tout le mois de Février. 
Il s’appelle Boleslav, Pavel ou peut-être Luka. Il vous attend, dur comme une lame de couteau, opaque comme une langue inconnue, doux comme un pétale de romashka.

Une variation graphique et stylée autour de la figure de l’EASTERN-BOY par Steven Mazzola à découvrir chez Blitz. Découvrez le portfolio de Steven Mazzola.

« Steven Mazzola comme son nom l’indique n’est pas originaire d’Italie. Toutes ces années d’enfance passées à gambader nu sur les plages varoises lui ont apporté une condition physique que tous lui jalousent. Son corps svelte et sa carrure d’athlète font de lui un artiste que les commissaires d’exposition (…) s’arrachent. (…)
Le travail de Mazzola, savant mélange de poésie et d’ironie finira par convaincre ceux qui, de prime abord, n’étaient pas tombés sous le charme de cet apollon toulonnais.  »
Thomas Mailaender.

« L’INACCESSIBLE AMOUR » – CATHERINE GRANGIER.

« L’INACCESSIBLE AMOUR » – CATHERINE GRANGIER.
« Il était entièrement vêtu de noir : ses bottes, son jean, ainsi qu’un T-shirt sans manches qui soulignait ses pectoraux bien découpés et dont l’emmanchure laissait voir un tatouage coloré très élaboré.
Comme elle cherchait à éviter son regard, ses yeux s’arrêtèrent sur le tatouage, et elle sentit ses doigts la picoter. Elle dut aussitôt serrer les poings pour lutter contre le désir subit d’effleurer ce dessin chatoyant, d’en éprouver la tiédeur, la douceur… celles de la peau de l’homme qui se tenait devant elle. »

« Ma démarche artistique prend racine dans la sphère de l’intime et de la quotidienneté. À l’origine de ma réflexion prédomine un questionnement sur mon identité de femme et de femme – artiste.Je m’approprie les acquis du féminisme, je me penche de façon ludique sur les questions de l’identité, de l’apparence, et donc plus généralement, du rapport à l’Autre.Je convertis les actes les plus simples en processus artistique. En investissant des situations anodines, quotidiennes, je propose au spectateur une nouvelle lecture de ces actions et des espaces du quotidien.Mon travail artistique est aussi un « art narratif » où l’utilisation des mots, l’écriture et l’agencement de textes sont fondamentaux. »
Catherine Grangier